Michael Cunningham nous propose une fresque sociale, intime, d’une grande force narrative et qui s’articule d’une certaine façon autour de la recherche d’un lieu de vie idéal où vivre libre.
L’auteur explore 25 années de la vie dense, versatile de Jonathan Glover et Bobby Morrow, deux amis que rien ne semble vraiment devoir séparer.
Tout d’abord, dans le territoire qui les a vu grandir du côté de Cleveland dans l’Ohio, mais où rien ne peut plus arriver, jusqu’à l’attractive et fascinante ville de New-York qui agit comme un aimant et où tout paraît à nouveau possible.
Même de déconstruire l’idée de famille telle que la société la conçoit.
Nous sommes dans les années 70-80, flotte dans l’air un parfum de désenchantement. L’histoire de l’Amérique est pleine de rebondissements parfois douloureux, c’est la toile de fond de ce roman. L’arrivée du SIDA va peu à peu bouleverser le monde entier, la communauté homosexuelle est la première victime de cette terrible maladie.
En creux, l’auteur interroge aussi la société américaine : est-elle prête à accepter toutes les formes de liberté ? Même l’amour de deux hommes auquel vient s’ajouter celui d’une femme sauvage, lumineuse.
C’est en cherchant un lieu où poser leur amour différent, et non moins authentique et puissant, qu’ils trouveront leur façon de vivre leur liberté.
Ce livre est d’une beauté ! J’ai été émue aux larmes en le refermant, vraiment touchée par ces personnages ciselés au couteau et leurs parcours de vie qui s’affranchissent des normes.
C’est aussi un livre qui s’écoute car il y a beaucoup, vraiment beaucoup de musique dans ce livre… J’ai d’ailleurs très envie de lui créer une playlist !
Michael Cunningham a reçu le Prix Pulitzer en 1999 pour son roman Les Heures, inspiré par Mrs Dalloway de Virginia Woolf.
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Résumé :
Dans l’Amérique des années 1960, Bobby et Jonathan, deux jeunes hommes issus de milieux différents, se rencontrent dans une banlieue de l’Ohio. Entre eux naît une amitié intense, ambivalente, qui défie peu à peu les mots et les conventions.
Lorsque Clare, libre et lumineuse, fait irruption dans leur vie, leur relation vacille pour mieux se réinventer. Ensemble, ils font le pari d’une vie à trois, loin des normes et des contraintes.
Roman d’une génération, fresque intime et politique, La Maison du bout du monde célèbre les amours plurielles et le rêve obstiné d’un lieu où chacun pourrait trouver sa place.
Né en 1952, Michael Cunningham est un romancier et scénariste américain. D’abord connu pour ses textes dans le New Yorker, il connaît la consécration grâce à son roman La Maison du bout du monde. Chef-d’œuvre unanimement salué, Les Heures, prix Pulitzer 1999, a été adapté au cinéma.

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