Ce roman d’Ann Napolitano fait partie de la sélection du Grand Prix des Lecteurs Pocket 2026 – catégorie littérature étrangère.
Comment faire famille malgré la mort, l’éloignement, l’amour et les rivalités ?
L’autrice explore les liens de la famille Padavano et les conséquences des carences affectives et des non-dits.
Dans cette sororie (le féminin de fratrie) circule beaucoup d’énergie et de tempéraments puissants. Le modèle classique de la famille est en quelque sorte bousculé.
Ann Napolitano ne cache pas s’être inspirée de Louisa May Alcott, tout au long de la lecture on retrouve de multiples références au roman Les quatre filles du Docteur March.
Julia, Sylvie, Emeline et Cecelia Padavano ont très tôt décidé de leur place dans l’organisation familiale à l’instar des Meg, Jo, Beth et Amy du célèbre classique.
Les piliers de la famille ne sont pas les parents : la mère est beaucoup trop froide et dévote, le père est un rêveur brisé qui déclame de la poésie tout en noyant sa dépression dans l’alcool.
Ce sont évidemment les quatre sœurs qui tiennent la famille, mais une seule manque à l’appel et c’est tout un équilibre fragile qui pourrait être remis en cause.
Julia est sans aucun doute la plus émancipée de toutes, et c’est par elle que le changement va s’opérer et la famille vivre un tournant radical.
Elle va précipiter son mariage avec William, jeune homme un peu énigmatique malgré sa stature de basketteur qui ne passe pas inaperçue. Lui vient d’une famille brisée par le manque d’amour, il va trouver chez les Padavano l’amour qu’il n’a jamais reçu de ses parents.
Au fil des chapitres, la structure narrative choral permet d’alterner les points de vue et de s’attacher à la personnalité de chacun des protagonistes.
De la même manière, il y a une multiplicité de prismes à travers lesquels on peut analyser l’histoire.
La sororité, les liens familiaux, le basket-ball, les blessures des athlètes, la santé physique et morale, le deuil, la parentalité.
Ça fait beaucoup ? Tout loge ici parfaitement, le livre est même d’une fluidité de lecture incroyable quand on pense qu’il contient des dizaines d’années de la vie de cette famille.
Ses liens affectueux entre sœurs, qui sont au cœur même de l’intrigue, pour ainsi dire je les reconnais et j’en suis d’autant plus touchée.
Un roman magnifique sur le pardon et la famille.
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Résumé :
William Waters a grandi dans un foyer sans amour, marqué par la tragédie. Alors quand il rencontre l’ambitieuse et solaire Julia Padavano à l’université, c’est tout son univers qui s’illumine, et une nouvelle famille l’adopte. Julia est indissociable de ses trois sœurs : Sylvie, la lettrée romantique ; Cecelia, l’artiste libre ; Emeline, la sensible attentionnée. Chacune est sur le point de devenir qui elle est vraiment et de se révéler à elle-même et aux autres.
Mais, malgré l’avenir radieux tout tracé par Julia, les ténèbres du passé de William refont surface et menacent de l’engloutir à jamais, déclenchant un cataclysme qui bouleverse l’harmonie de la famille Padavano. Les liens rompus peuvent-ils être réparés ? L’amour, la dévotion et la loyauté des quatre sœurs peuvent-ils être restaurés ?
Les Bien-aimés est un grand roman sur l’amour sous toutes ses formes. Que se passe-t-il quand on choisit d’aimer l’autre non en dépit de ce qu’il est, mais justement pour ce qu’il est ? Qu’arrive-t-il quand on décide de vivre selon sa propre vérité intérieure ?

Découvrir mon retour en tant que jury du Grand Prix des Lecteurs Pocket 2026 – catégorie littérature étrangère : Rendez-vous ici de David Nicholls












