Fresque sociale et historique, Léonie Bloom nous invite à ressentir les émois de lignées de femmes battantes ou en cours d’émancipation.
Une échappée au fil des époques et des destinées de femmes sur les terres immémoriales du Finistère.
C’est une lecture en miroir, très riche car elle explore des sujets divers : l’écologie et les conditions des paysans, les relations mère-fille, la solidarité, les luttes sociales (et en premier lieu celles des Penn Sardin, « tête de sardine », nom donné aux ouvrières des usines de poisson de Douarnenez).
Ce voyage, je l’ai beaucoup aimé, d’autant que le Finistère est une contrée qui me fascine pour son histoire et ses mythes.
Moi qui m’intéresse à la généalogie, je m’interroge souvent sur la vie de mes ancêtres et en particulier celle des femmes. Je n’oublie pas que je porte en moi un peu d’elles et cela me rend parfois plus forte au présent.
Bien sûr, la vie n’est pas aussi douce et facile à certaines époques, et les relations entre une mère et sa fille peuvent être tendues et complexifier la transmission de l’histoire familiale.
Colombe en sait quelque chose ! Sa mère est véritablement toxique, elle met en place des stratagèmes pour surveiller sa vie même à distance et l’empêche ainsi d’être pleinement épanouie.
On comprend rapidement que Colombe va devoir s’affranchir de cette relation pour respirer et avancer dans sa propre vie.
Ce sont des femmes rencontrées à Paris puis dans un éco-hameau en Finistère qui vont lui donner un sursaut d’espérance et peut-être le courage de se libérer. Mais tout au long, elle est sur le fil et on ne sait pas ce qu’elle va devenir en définitive.
En parallèle, on suit l’histoire de la jeune Yvonne, 10 ans en 1900, sardinière à Douarnenez, qui s’engagera dans les grèves historiques des Penn Sardin. On suivra ensuite toute sa lignée féminine jusqu’à nos jours…
Ce livre est une ode à l’engagement, à la sororité. Il est bien plus profond qu’il n’y paraît au premier abord. Une vraie quête de soi mais aussi de ses origines.
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Résumé :
Deux femmes. Deux époques. Une traversée pour devenir soi-même.
Paris, de nos jours. À vingt-six ans, Colombe a l’impression d’avoir raté sa vie. Fleuriste accablée par un manque de confiance chronique, elle étouffe dans un quotidien qui ne lui ressemble pas. Lorsqu’elle perd son emploi, l’urgence de fuir devient vitale, et elle rejoint la terre brute du cap Sizun, en Bretagne. Là-bas, à la « ferme des Rêveurs », elle espère trouver un nouveau sens à son existence, loin des attentes maternelles et des jugements de la société.
Un siècle plus tôt, sur cette même côte bretonne, une autre vie se joue. Yvonne, sardinière au caractère bien trempé, use sa santé dans les usines de poisson pour un salaire de misère. Femme de convictions, elle s’engage corps et âme dans les grèves historiques des Penn Sardin, prête à tout pour offrir un avenir meilleur à sa fille.
De la lutte ouvrière des Années folles à la résistance de 1940, une lignée de femmes indomptables se dessine en filigrane du parcours de Colombe. Porté par une écriture lumineuse et profondément humaine, Le Voyage de mille lieues mêle avec justesse quête de soi et saga familiale historique.

Découvrir mon retour sur Le choix d’Edith, du Dr Edith Eva Eger aux Éditions Alisio Poche



























