Melville street, Xavier Deville

Melville street, Xavier Deville, Les Éditions Sulliver

Xavier Deville a passé une partie de sa vie professionnelle en tant qu’assistant d’un village d’handicapés basé à Dunedin en Nouvelle-Zélande.

De cette expérience singulière, il a tiré ce livre qui explore, avec une lucidité parfois douloureuse, la place que la société donne à l’handicap et les sentiments ambivalents qu’il provoque chez les encadrants.
Si à Melville Street, les habitants vivent en colocation pour ainsi dire à la normale, leur quotidien est rythmé par l’intervention des accompagnants.
Repas, soins, sorties, ils sont les sentinelles qui veillent – en principe – à un cadre de vie plus inclusif permettant une plus grande autonomie.
Mais ces derniers ne sont pas toujours aussi patients ou bienveillants qu’ils le devraient/voudraient.
Les réactions des personnes handicapées sont parfois irrationnelles et peuvent désarçonner un professionnel même aguerri.
Il suffit d’être un peu plus fatigué, pour que le comportement toléré la veille devienne subitement insupportable.
D’autant que certains préfèrent encore passer du temps sur leurs écrans plutôt que de tenter un quelconque dialogue.
Dans ces portraits de Xavier Deville, il y a certes cet handicap qui prend toute la place – et il faut faire avec, s’adapter à chaque aléa, ce qui n’est pas une mince affaire – mais il y a aussi beaucoup de sentiments et même de surprises.
Son regard attentif sur Tommy-dans-son-fauteuil, Tommy-debout, Chesley, Jon et Carolyn est vrai, simple.
Il ne cache rien non plus des petites mesquineries entre encadrants, de leurs travers, de leur solitude.
Car les procédures et le cadre très strict ne permettent pas forcément la souplesse attendue.
L’écriture sobre et sans artifice ne dit que l’instant présent. Un livre d’expériences, de vies qui s’entrecroisent.

Retrouvez plus d’infos sur le site des Éditions Sulliver

  • Résumé :

Là-bas, aux antipodes, certaines personnes handicapées habitent en colocation de quatre ou cinq des maisons dispersées en ville, où des assistants se relaient pour les aider à appréhender la vie quotidienne.
À Dunedin, Nouvelle-Zélande, nous partageons avec le narrateur – un Français – les jours et les nuits de Melville Street et de ses habitants: Tommy-dans-son-fauteuil et Tommy-debout, Chesley, Jon, Carolyn. Au rythme des rites journaliers et des péripéties déconcertantes, aux frontières de «normalité» et d’«anormalité», des vies se croisent, se chevauchent ou se heurtent, et tentent de s’accommoder de l’hypocrisie persistante de la société.
Un humour tendre, ou plus corrosif, imprègne ce peu commun journal de bord de son parfum doux-amer. Et le cheminement du narrateur, qui découvre la complexité – et parfois la violence – de ses propres réactions, nous aide à décrypter le regard que nous portons sur la différence.

Melville street, Xavier Deville, Les Éditions Sulliver

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