Cinq silences, Raphaël Meltz

Cinq silences, Raphaël Meltz aux Éditions Bayard

Le livre de Raphaël Meltz fait partie de la sélection du prix Renaudot 2026 dans la catégorie essai.

Elles sont cinq personnalités marquantes de la littérature : Kafka, Woolf, Sarrazin, Perec et Bolaño hantent les pages de cet essai hypnotique.
Partis « trop tôt », ils ont laissé une œuvre à la portée considérable. Raphaël Meltz nous donne à voir les mois, les semaines, les jours qui précèdent leurs morts en un dernier face-à-face brutal car, ils sont tous morts jeunes entre 29 et 59 ans.
Quels auront été leurs derniers mots ? Ces mots qui font tout le sel de leur écriture, qu’en reste-t-il aujourd’hui ?
Quels étaient leurs souhaits les concernant ? Et pour les livres qui n’ont pas été terminés, ont-ils subi des modifications qu’auraient approuvées leur auteur ?
La question se pose avec sincérité, on sait que Kafka avait demandé à son meilleur ami Max Brod de brûler ses manuscrits non publiés. Il avait donné des instructions très claires à ce sujet, que ce dernier n’a, fort heureusement pour le lecteur, pas suivies.
Et puis, s’ils ont vécu à des périodes différentes, Raphaël Meltz donne à voir les liens troubles, parfois émouvants qui subsistent entre ces différents auteurs du XXème siècle.
Il mêle aussi à leurs histoires, des chapitres courts et intimes sur la manière dont il a lui-même vécu la perte de proches et comment ces morts ont impacté jusqu’à son écriture actuelle.
Cet essai qui ressuscite les belles voix de la littérature m’a bouleversée et donné envie de relire ou de découvrir leurs ouvrages.
La Métamorphose, Le Procès, La mort de la phalène, Mrs Dalloway, L’Astragale, La cavale, La Disparition, Étoile distante, Les Détectives sauvages
Ce sont peut-être Cinq silences, mais ils résonnent décidément très fort.

Retrouvez plus d’infos sur le site de l’éditeur

  • Résumé :

Cinq silences. Cinq voix qui se sont tues – trop tôt.
Un écrivain est là, vivant, et soudain c’est terminé. Soudain il ne reste plus que les mots qu’il a laissés. 
Franz Kafka en 1924, Virginia Woolf en 1941, Albertine Sarrazin en 1967, Georges Perec en 1982, Roberto Bolaño en 2003 : cinq fois, la littérature est privée de la poursuite d’une œuvre qui bouleversait le monde. Comment raconter « ce qui ne va pas pouvoir arriver » ? Cinq fois, Raphaël Meltz se concentre sur ce moment de bascule, sur ce qui précède le silence : la profusion de paroles, de faits et de dates qui constituent les derniers instants, les derniers mots. 
Loin des figures mythifiées par la renommée littéraire, ce livre nous emmène aux côtés de cinq écrivains au moment où, brutalement, le réel se révèle plus fort que leur imaginaire.

Cinq silences, Raphaël Meltz aux Éditions Bayard

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