Faire son cinéma, Peter Szendy

Faire son cinéma, Peter Szendy aux Éditions Bayard - Collection Les petites conférences

Peter Szendy est philosophe, musicologue, professeur en littérature comparée et humanité à l’université, conseiller pour les éditions de la Philharmonie de Paris, auteur et conférencier… Autant dire qu’il cumule les mandats !

Pourtant, ici il ne va pas nous parler de musique, mais plutôt de cinéma.
Ce livre est le pendant de la conférence qu’il a donnée en 2024, à la Maison de la poésie de Paris (vous pouvez d’ailleurs la revoir en intégralité sur le YouTube dédié).
Ces « petites conférences » attisent la curiosité, elles nous interrogent sur le monde qui nous entoure, notre rapport aux autres, à la culture… C’est un territoire à explorer infini ! Beaucoup de titres existent déjà chez Bayard et je vous invite à découvrir la richesse de cette collection en famille, car elle est accessible à tous à partir de 10 ou 12 ans.
Chez moi, c’est devenu un petit rituel en famille qui permet de poursuivre le débat à table ou avec les amis.
Ici, Peter Szendy est parti de l’expression « faire son cinéma » pour développer son propos, une expression à la signification finalement très floue, voire étrange…
« Arrête de faire ton cinéma ! » : voilà une phrase que vous avez peut-être souvent entendue lorsque vous étiez enfant.
Une autre expression « se faire du cinéma » se révèle tout aussi fascinante lorsqu’on la décortique et pousse le raisonnement.
Claude Nougaro en aura fait une chanson (évidemment, la musique n’est jamais bien loin avec Peter Szendy…).
En partant du sens courant, le conférencier nous transporte rapidement dans le domaine du rêve, de la philosophie, de la psychanalyse, de l’histoire du cinéma avec Méliès notamment et d’autres grandes figures du 7ème art.
Et comme d’habitude, les questions des enfants en fin de conférence sont de véritables pépites…
Pour les cinéphiles et les curieux de tout âge !

Retrouvez plus d’infos sur le site de l’éditeur

  • Résumé :

Le cinéma, usine à rêve ? L’auteur reprend cette affirmation de manière littérale en creusant les liens entre cinéma et psychanalyse, entre les frères Lumière et Freud, et en s’arrêtant sur « La maison du docteur Edwardes » d’Hitchcock, où deux psychanalystes écoutent un personnage en train de raconter un rêve.
Le cinéma, art du mouvement ? Le mot « cinéma » vient du grec « Kinéma » qui signifie le mouvement. Et avant l’invention des frères Lumière, il y a le zoétrope. Une histoire des techniques qui éclairent la naissance d’un art.
Le cinéma, une question de point de vue ? En réfléchissant à des scènes où le metteur en scène adopte celui des oiseaux (Hitchcock encore), du hibou (de Palma) ou d’une mouche, l’auteur nous invite à réfléchir à la différence entre une image de la chose et la chose elle-même.
Le cinéma, un art du montage ? En reprenant l’image de Jeunes et innocents (Hitchcock toujours), où l’assassin a peut-être agi le temps de fermer les yeux, Peter Szendy nous invite à « monter » notre vie. Chacun d’entre nous peut faire du montage en clignant des yeux.

Faire son cinéma, Peter Szendy aux Éditions Bayard - Collection Les petites conférences

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