VOIX, Laurent Caron-Laramée

VOIX, Laurent Caron-Laramée, aux Éditions Fraser

Un livre court et singulier dans la veine de la littérature expérimentale.
Et en effet, il s’agit d’une expérience de lecture inhabituelle.

Comme j’étais un peu désarçonnée – un peu car j’ai tout de même compris certains effets par anticipation – j’ai cherché à en savoir plus sur son auteur québécois et sa maison d’édition.
J’ai trouvé peu d’informations sur Laurent Caron-Laramée : je sais qu’il est professeur de français, certes il sait jongler avec les mots, c’est indéniable, et peut-être aussi avec nos émotions. Fraser Éditions est une maison indépendante basée à Montréal.
« Baptisée d’après le fleuve Fraser, la maison d’édition suit les courants du langage qui se déplacent, divergent et reviennent. Nous publions des œuvres façonnées par le mouvement, l’attention et la force tranquille de la transformation. »
Voilà pour poser le cadre.
Mais tout de même, c’est une sensation étrange que la lecture de ce livre qui n’est ni un roman, ni un essai, enfin rien de ce que j’avais pu lire auparavant.
Cette voix qui vient du livre, se penche sur nos gestes de lecture, les décortique intimement, fait parfois corps avec le lecteur, elle interroge très précisément notre façon de lire.
Je ne peux pas dire si j’ai aimé ou pas qu’on le fasse, d’autant que je l’ai lu en version ebook sur mon écran d’ordinateur (la flemme de recharger la liseuse, le fichier était à portée de clics) et ce n’était sans doute pas le support idéal pour moi.
J’ai parfois décroché, mais l’auteur joue justement avec cette attention du lecteur qui parfois vacille.
Je pense que c’est un bon livre pour s’interroger sur son rapport au livre, à la manière dont on lit (son attention notamment) et les liens entre l’auteur et son lecteur.

Retrouvez plus d’infos sur le site de l’éditeur

  • Résumé :

VOIX ne raconte rien. Il ne décrit pas un monde, ne met en scène aucun personnage, ne déroule aucune histoire. Il s’adresse à celui qui lit et ne s’en détourne jamais.
VOIX se tient dans l’espace où la lecture se forme, dans ce lieu presque imperceptible où un mot agit avant d’être compris, où une phrase déplace l’attention, où une anticipation s’installe avant même d’avoir été formulée.
À mesure que les pages avancent, la frontière entre lire et être lu se déplace. La voix observe, interroge, anticipe. Elle affirme. Puis elle doute de ce qu’elle vient d’affirmer.
Ce livre n’existe pas tout à fait sans vous.
L’expérience commence à la première page. Elle ne s’arrête peut-être pas à la dernière.

VOIX, Laurent Caron-Laramée, aux Éditions Fraser

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