Livre, Bernard Thierry

Livre, Bernard Thierry, Les Éditions Sulliver

Bernard Thierry est directeur de recherche au CNRS, il n’est donc pas étonnant de retrouver dans ce conte philosophique un attrait affiché pour les mathématiques.

Si le texte désarçonne, c’est qu’il s’inspire d’une nouvelle énigmatique écrite par Jorge Luis Borges en 1941 : La Bibliothèque de Babel.
Un texte fantastique et métaphysique où il est question d’une bibliothèque aux proportions labyrinthiques, illimitées, et qui se développe selon une géométrie précise.
On retrouve chez Bernard Thierry cette même bibliothèque infinie.
Ici, tous les mots existent et composent une variété de livres elle-même infinie, même s’ils ne sont pas tous compréhensibles pour l’éventuel lecteur.
Cette idée vertigineuse m’a tout de suite fait penser à l’avènement de l’IA nourrie en permanence de nos données et qui en exhume des écrits pas toujours très digestes…
Et puis, comme dans la nouvelle de Borges, le zéro tient une place à part : Bernard Thierry a scrupuleusement numéroté les paragraphes en proscrivant le 0. Et cette absence prend finalement beaucoup de place…
Ce zéro est à la fois néant à l’origine de tout ce que nous connaissons, et en même temps symbole d’infini à l’image de cette infinité de livres qui peuplent la bibliothèque.
D’autres bizarreries se cachent entre ces pages, je vous laisse les dénicher…
Alors que dire ? Je suis bien incapable de décortiquer ce texte avec précision tant il est abyssal. Il est classé en littérature expérimentale, et en effet il s’agit plutôt d’une expérience qui demande, il faut bien le dire, une attention constante.
C’est un texte difficile, mais son mystère est intrigant.
Je m’appuie sur le site de l’éditeur pour porter le message implicite de l’auteur : à l’âge de l’information dévorante, comment trouver le chemin de la connaissance ? À méditer.

Retrouvez plus d’infos sur le site des Éditions Sulliver

  • Résumé :

«Celui qui effectue de longues marches entre les rayonnages ne peut oublier que les livres sont les seuls objets réels de ce monde.»


La bibliothèque est infinie et, là où ils ne sont pas tapissés de livres, ses murs sont recouverts de palimpsestes perpétuellement réécrits. Dans ce labyrinthe dépourvu de fil d’Ariane, un «questeur» tente de percer à jour la logique interne de l’immense édifice et celle des «copistes» – grammairiens, historiens et autres mythographes – qui sans répit alimentent ce monstre en mots et en textes. Tout en s’efforçant d’approcher le grand secret: celui de «la mère des lignes».


Écrit dans un style mosaïque, ce conte philosophique développe sous forme de voyage initiatique le thème de la nouvelle de Borges, «La bibliothèque de Babel», et pose cette question : À l’âge de l’information dévorante, comment trouver le chemin de la connaissance?


«La folie se tapit dans le labyrinthe silencieux où les hommes espèrent trouver la sagesse des siècles.»

Livre, Bernard Thierry, Les Éditions Sulliver

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