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Et d’un seul bras, la soeur balaie sa maison, Cherie Jones

Très bon cru que cette rentrée littéraire aux Éditions Calmann-Lévy.

Parmi le florilège de parutions alléchantes, j’ai sélectionné ce roman de Cherie Jones qui nous entraine à la Barbade.

Mais ne vous attendez pas à trouver parmi ses pages le charme certain de cette petite île des Caraïbes. Bien sûr, les plages de sable blanc et l’océan turquoise ne sont jamais bien loin, mais ce n’est en aucun cas un livre touristique qui ferait l’éloge de ce petit paradis.

Peut-être en est-il un pour le touriste lambda mais pas pour Lala, notre protagoniste…

Chérie Jones va nous plonger dans les entrailles de l’île, la noirceur, la violence, celle qui touche les femmes, les lignées de femmes même.

C’est un roman fort et révoltant.

Lala ne peut compter sur personne, elle reçoit les coups avec fatalisme, elle vit la violence dans sa chair : toutes les facettes d’elle-même, femme, mère, fille sont victimes.

Et comme si ce n’était pas encore assez, son mari, cambrioleur à ses heures, va plonger la famille dans un chaos encore plus profond.

Sa dernière victime est une riche habitante de l’une des splendides villas qui constellent la côte : le cambriolage va tourner court et, au paroxysme de la violence, il va assassiner le mari de celle-ci.

La vie de Lala et celle de cette femme vont alors se télescoper et entrer en résonance :  une autre voie est-elle seulement possible ?

Retrouvez plus de détails sur le site de l’éditeur

𝗥𝗲́𝘀𝘂𝗺𝗲́ : « On peut supposer, se dit Lala, qu’un homme n’est pas vraiment méchant quand la nature elle-même ne juge jamais bon de le punir. »

Lala vit chichement dans un cabanon de plage de la Barbade avec Adan, un mari abusif. Quand un de ses cambriolages dans une villa luxueuse dérape, deux vies de femmes s’effondrent. Celle de la veuve du propriétaire blanc qu’il tue, une insulaire partie de rien. Et celle de Lala, victime collatérale de la violence croissante d’Adan qui craint de finir en prison. Comment ces deux femmes que tout oppose, mais que le drame relie, vont-elles pouvoir se reconstruire ?

Derrière des paysages caribéens idylliques, un intense et poignant portrait de femmes blessées depuis des générations. Renversant de grâce et d’émotions à vif, Et d’un seul bras, la soeur balaie sa maison est un premier roman déchirant qui prouve que l’héritage des traumatismes est tenace, mais pas toujours irrémédiable.

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