La destinée d’Issa Nlareb force le respect, son témoignage est aussi un beau cadeau qu’il nous fait avec beaucoup d’humilité.
Yannick Noah, qui a préfacé l’ouvrage, dit de lui qu’il est un ambassadeur, un pionnier et j’ai vraiment ressenti cette force naturelle tout au long de son récit de vie. Un récit qu’il me semble important de transmettre pour son message universel de courage et de résilience.
Car pour atteindre le meilleur, Issa Nlareb aura vécu le pire.
S’il est aujourd’hui un athlète international reconnu, pour arriver aux plus hautes marches de sa discipline sportive, il aura fallu que son obstination force littéralement les coups du sort.
C’est au Cameroun que tout commence.
À seulement 11 ans, il est orphelin de mère et survit seul dans les rues de Yaoundé. Le golf se présente alors comme un refuge, sa maison, et surtout il apprend en observant les joueurs sur le green.
De ramasseur de balles, il devient caddie, puis perfectionne sa technique afin de devenir professionnel (numéro 2 africain, premier Africain à intégrer la troisième division européenne) et professeur de golf.
Il gravit les échelons avec un aplomb inimaginable jusqu’à être sélectionné pour porter la flamme olympique de Paris en 2024 !
D’autant que ce n’est pas linéaire, en 2018, il est victime d’une méningite foudroyante qui laisse des traces indélébiles sur son corps. Malgré le traumatisme de l’amputation et le fait de devoir tout recommencer du début en rééducation, tout cela n’a pas raison de sa ténacité : le golf est sa vie, cette nouvelle épreuve, il va la dépasser comme les autres !
L’image qu’il donne ici du golf est très éloignée de l’idée que l’on peut se faire d’un sport qui semblerait réservé à une élite.
Il prouve, au contraire, que le golf d’aujourd’hui peut être un sport de prédilection pour se dépasser et même s’émanciper.
Car si le golfeur est sur le parcours, seul face à lui-même et ses objectifs, c’est aussi un sport qui permet de nombreuses interactions sociales.
Sur la route d’Issa, il y aura eu des mentors qui l’ont aidé en lui offrant l’opportunité de voir plus grand encore (comme « Tonton Zach » qui n’est autre que le papa de Yannick Noah !). Et puis, les figures du golf sur papier glacé représentent autant d’exemples à suivre pour s’accomplir (comme Greg Norman, surnommé le requin blanc).
« Je ne possède rien, alors j’ose tout. » : cela en dit long sur ce qu’il a vécu, mais aussi sur le fait qu’il ne se limite jamais !
Un livre témoignage de haute intensité et très instructif (rôle du caddie, tournoi, règlement tarabiscoté…).
Une plongée dans l’univers du golf bien loin des clichés !
Plus d’infos sur le site de l’éditeur
Résumé :
« C’est ainsi que je suis né. Le 1er août 1990. Sur le golf de Yaoundé, entre les trous n° 10 et n° 11. Qu’en disent ceux qui ne croient pas au destin ? »
Camerounais, orphelin de mère, jeté à la rue à 11 ans, Issa Nlareb survit en ramassant les balles égarées sur le parcours de golf de Yaoundé. Très vite, il se forme en solo, en observant, et ce sport devient plus qu’un moyen de subsistance : une promesse. À force d’obstination, il accède au statut de professionnel à 18 ans, enchaîne les victoires et s’impose numéro un au Cameroun et au Nigeria. Premier Africain à intégrer la troisième division européenne, il semble lancé vers les sommets…
Mais, en 2018, une méningite fulgurante le plonge dans le coma. Il doit être amputé des deux jambes et de huit doigts. Son corps est brisé, pas sa volonté. Habité par une détermination farouche et soutenu par ses proches, il doit tout réapprendre : marcher, jouer, vivre. Il retrouve alors le chemin des greens et s’impose parmi les figures majeures du paragolf mondial, tout en persévérant sur l’Alps Tour, l’un des circuits européens « valides » les plus exigeants.
Un récit puissant, incarné et inspirant. Un destin lumineux, celui d’un homme debout.














