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Les morts ne nous aiment plus, Philippe Grimbert

Quand la mort ne tient plus qu’à une ligne de code…

Si le deuil est le sujet central de son livre, Philippe Grimbert lui donne une dimension presque fantastique.

Des questions se posent, malgré toutes les préparations possibles et inimaginables, les technologies qui pourraient nous faire gagner des années (voire même la vie éternelle) : peut-on simplement se résoudre et accepter la mort telle quelle est,  c’est-à-dire comme faisant partie d’un cycle naturel ?

Ou est-ce qu’au contraire ne faut-il pas tout faire pour rallumer la dernière étincelle, même « virtuelle », de vie ou la restituer même si c’est pour aller au-delà de certaines limites ?

Paul ne se résout pas à la perte de sa femme, lui le grand spécialiste du deuil, se retrouve brisé par toutes les pertes qu’il a vécu, cela va le pousser à suivre une route peu conventionnelle, à vouloir à tout prix que sa femme vive, même si le placebo risque peut-être de ne pas donner l’effet escompté…

Retrouvez plus de détails sur le site de l’éditeur…

𝗥𝗲́𝘀𝘂𝗺𝗲́ : Paul, psychologue et écrivain, donne régulièrement des conférences au sujet du deuil dont il s’est fait une spécialité, jusqu’à ce que la mort se manifeste à lui sous la forme d’un arrêt cardiaque. Rien de grave  : une pile viendra suppléer à l’organe déficient, mais ce bref séjour au royaume des ombres ne lui épargne pas le vrai drame, celui qui guette en réalité sa femme Irène  :

«  Est-il écrit que nous devons tous mourir d’une blessure d’enfance dont nous n’avons pas su guérir et qui, sans cesse prête à se réveiller, dort d’un sommeil de chat au plus profond de nos souvenirs  »  ?

Tentée plusieurs fois par l’abîme, Irène, après avoir par son amour ramené Paul à la vie, se tue en voiture sur le lieu même qu’avaient choisi ses parents pour précipiter leur véhicule contre un parapet.

Paul s’enfonce alors dans un deuil pathologique dont rien ne semble pouvoir le soigner. Rien, vraiment  ? Un an après la disparition d’Irène, il finit par céder aux sirènes d’un énigmatique inventeur qui prétend avoir trouvé le moyen de permettre aux inconsolables de dialoguer avec leurs chers disparus.

Et voilà cet esprit rationnel saisi par le vertige de ce que peut offrir la technologie de pointe  : le cœur artificiel de Paul se remet à battre pour une femme virtuelle, dotée d’une intelligence elle aussi artificielle…

les morts ne nous aiment plus-citation

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