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L’homme qui aimait les îles, D. H. Lawrence

Quelle serait votre île mentale parfaite 🏝 ? Y seriez-vous Heureux ? 

Ici en Charente-Maritime, la côte est constellée d’îles remarquables : Ré la blanche, Aix la perle et Oléron la lumineuse et un tout petit caillou que j’adore, l’île Madame. Cette dernière est la plus petite de l’archipel mais si on en fait vite le tour, j’ai pour elle une affection particulière et j’aime y faire des balades (en dehors de la saison touristique).

L’image que je me fais de mon île imaginaire, serait sans doute un mélange de tout ça, sauf qu’elle serait bien entendu déserte… À moins que comme Cathcart, le personnage de D.H. Lawrence, je ne me décide à rétrécir mon point de vue en déménageant de la plus grande à la plus petite de ces îles au fur et à mesure de mes changements d’états d’esprit…

Comme d’habitude les Éditions de l’Arbre vengeur ont déniché une pépite : cette nouvelle de D.H. Lawrence, traduite ici par Catherine Delavallade, est loin d’être une balade idyllique.  

Dans ce microcosme, Cathcart ne semble supporter que lui-même (et encore difficilement), il a choisi de s’installer sur son île métaphorique pour vivre le Bonheur que tout homme recherche mais il y a toujours un truc qui le chiffonne, même dans la beauté du lieu, il finit par trouver un truc qui ne va pas. 

Le fait est qu’il se lasse aussi vite que son désir !

Peut-on être pleinement heureux ?

Il cherche aussi sa vérité, mais où se cache-t-elle finalement ? Sur l’une ou l’autre de ces trois îles ? L’île est-elle liberté ou prison ?

Il y aurait beaucoup à dire sur le symbolisme qui se cache dans le texte : archétype, territoire du sacré (chiffre 3 qui fait référence à la Trinité), récit initiatique…

La préface de Thierry Gillyboeuf vous donnera quelques clés de lecture vraiment essentielles à la compréhension du texte.

Un mot également, sur le format de cette collection (l’Arbuste véhément) que j’apprécie particulièrement.

On peut l’emporter partout (même dans un sac de plage ou sur une île déserte 😁 il ne prendra pas de place). Ce n’est pas un livre de poche comme les autres : il a des rabats, sa taille est différente des poches classiques, les couvertures de Nicolas Etienne sont épurées, graphiques à souhait…

Bref on a tout de suite envie de les collectionner !

Clin d’oeil de l’actualité : la villa de Capri où David Herbert Lawrence a écrit « L’Amant de Lady Chatterley » est en vente… Si après ça le coeur vous en dit encore…

Retrouvez plus de détails sur le site de l’éditeur…

𝗥𝗲́𝘀𝘂𝗺𝗲́ : Si « aucun homme n’est une île », certains aspirent néanmoins à découvrir celle qui les rendra heureux. Le héros de ce récit, l’un des derniers et des plus intenses de D.H. Lawrence, a choisi de quitter le continent pour se tailler un royaume à sa mesure. Mais où trouver sa plénitude ? Comment être à soi-même un territoire fini ? Botaniste qui tente d’ordonner le chaos du monde ou maître qui organise son domaine au milieu de la mer, l’insulaire volontaire va ainsi aller, île après île, jusqu’au bout de son utopie personnelle.

Voici un texte limpide, beau et méconnu où éclate le génie tourmenté de l’écrivain anglais, un texte à lire seul au milieu du monde.

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