Vert Histoire d’une couleur, Michel Pastoureau

Vert Histoire d'une couleur, Michel Pastoureau

Michel Pastoureau est le spécialiste de l’histoire des couleurs et, non moins accessoirement, historien du Moyen Âge…

L’histoire des couleurs n’est pas ennuyeuse !

Moi qui m’intéresse au graphisme et à l’esthétique de par mon métier très créatif, j’aime beaucoup pousser sur les thématiques et les outils corrélés à l’art et au design.

Ainsi suis-je entrée dans cet essai très construit et documenté sur la couleur verte (mais à vrai dire j’ai déjà les autres couleurs qui m’attendent, presque sagement empilées sur mon bureau… j’aurais dû commencer par « bleu » et « noir », les livres précédents mais « vert » m’attirait beaucoup !).

Voyait-on les couleurs de la même manière au Moyen Âge ?

Est-ce qu’il n’y a pas eu une sorte d’adaptation puis de sensibilisation de nos yeux aux couleurs ?

Le vert est finalement une couleur qui a eu beaucoup plus de difficulté à « percer » : pour quelle raison ?

D’ailleurs, est-ce pour cela qu’on dit encore aujourd’hui que le vert porte malheur ?

Aujourd’hui, on voit du vert partout, c’est la couleur de la nature et donc de l’écologie. Elle est très largement utilisée dans la publicité pour donner une impression de naturel (même si ce n’est pas toujours le cas !).

Mais sa signification a beaucoup évolué au cours des siècles : selon la morale, les interdits et même notre perception.

Pour les romains le vert était associé à la barbarie, pourtant aujourd’hui il est plutôt synonyme de « liberté » ou de « bien-être ».

Je n’avais pas observé si attentivement que la mer était souvent représentée en vert dans l’imagerie médiévale ! C’est comme cela qu’on représentait l’eau à cette époque. Aujourd’hui on aurait l’impression d’avoir à faire à une eau croupie si elle était verte…

Et puis, on n’obtient pas du vert comme cela.

L’histoire des couleurs est intimement liée aux métiers très spécialisés de la teinture…

Ça nous semble incroyable mais on n’avait pas du tout conscience que le mélange du jaune et du bleu pouvait donner du vert.

Pour obtenir du vert, on utilisait divers subterfuges moyennement dangereux.

D’ailleurs au Moyen Âge, mélanger deux couleurs pour en obtenir une autre était même considéré comme contre-nature voire l’œuvre du diable…

Le sujet est très dense : il y a beaucoup à dire et à voir sur nos couleurs et Michel Pastoureau est vraiment un maître passionnant !

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  • Résumé :

Aimez-vous le vert ? À cette question les réponses sont partagées. En Europe, une personne sur six environ a le vert pour couleur préférée ; mais il s’en trouve presque autant pour le détester. Couleur ambivalente, sinon ambiguë, il est symbole de vie, de sève, de chance et d’espérance d’un côté, associé au poison, au malheur, au Diable et à ses créatures de l’autre.

Chimiquement instable, le vert a été apparenté à tout ce qui était changeant : l’enfance, l’amour, la chance, le jeu, le hasard, l’argent. Ce n’est qu’à l’époque romantique qu’il est définitivement devenu la couleur de la nature, puis celle de la santé, de l’hygiè