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Okuribi, Hiroki Takahashi

Alors ce livre est profondément déroutant : il est empreint d’un vrai élan poétique, d’un tempo léger qui bat au rythme du Japon rural, de la description de ses paysages spectaculaires, de la récolte du riz… D’une certaine manière c’est un véritable éloge de la lenteur !

Ça c’est pour la toile de fond, car côté personnages, on repassera niveau poésie ! Les personnes qui passent dans ce roman ont tous un truc qui cloche, c’est palpable et en même temps difficile de mettre le doigt dessus précisément ! C’est fou ! 

Ce paysage paisible rend finalement encore plus criant le décalage, car dès le début on le sait, il va se passer quelque chose…

On ressent une pression très forte, une ombre inquiétante qui plane sur les personnages. Cette tension s’insinue dans l’histoire, au fur et à mesure que l’on entre dans le quotidien de ce groupe d’adolescents aux jeux barbares, humiliants et forcément funestes…

C’est un roman redoutable !  Franchement j’ai eu du mal à le lâcher avant de l’avoir terminé.

Retrouvez plus de détails sur le site de l’éditeur…

𝗥𝗲́𝘀𝘂𝗺𝗲́ : Au début, Ayumu a cru à des jeux innocents. Des moqueries, des mises au défi, des vols de babioles dans les magasins. D’autant que, pour lui, l’étranger venu de la grande ville, c’était un bon moyen de s’intégrer parmi ses nouveaux camarades dans ce petit lycée de province.

Et puis Ayumu a commencé à remarquer. Les humiliations, les punitions, les coups, tous dirigés vers le doux Minoru.

Alors Ayumu s’est interrogé : que faire ? Intervenir ? Fermer les yeux ? Risquer de se mettre les autres à dos ? Ne rien faire ?

Et l’Okuribi est arrivé, la fête des Morts. Et tout a basculé…